Billet avec 6 notes

Au-delà du tintamarre légitime en protestation à la Loi 78 qui visiblement ne règle absolument rien, il importe de retourner le plus rapidement possible au débat initial au cœur du conflit.
J’irai tout simplement, et directement au fait avec l’ébauche d’une proposition qui me semble juste et équitable sans même devoir sombrer dans le compromis.
Évidemment, les détails méritent d’être peaufinés, mais l’essentiel me semble être une proposition gagnante pour tous les intervenants mais surtout la société québécoise.
Cette proposition force le gouvernement à prendre acte du discours étudiant face à la gestion douteuse des institutions universitaires et le souhait populaire de faire de l’éducation la « nouvelle » priorité au même titre où la santé a pu l’être à une autre époque, pour une autre génération.
Inversement, les étudiants reconnaissent que la hausse des frais de scolarité est un travail qui se développe à long terme dans les coulisses du fonctionnariat peu importe le parti au pouvoir et que l’urgence d’agir dans un contexte économique difficile peut être valable pour une durée temporaire (de la même manière que pouvait l’être la remise aux oubliettes du dogme « déficit zéro » suite à la dernière dépression économique).
D’un point de vue stratégique, le gouvernement pourra se vanter d’avoir su tenir les rênes serrés pour ultimement agir de manière responsable afin d’assurer la pérennité à long terme du modèle québécois, alors que les étudiants pourront se targuer d’avoir influencé le cours de l’histoire du Québec en faisant de la gratuité scolaire une valeur fondamentale à la société que le gouvernement, peu importe le parti, aura la responsabilité d’assumer au cours des prochaines années.
Et si jamais, un gouvernement devait, pour quelconques raisons, ne pas tenir ses engagements ou modifier la loi afin de contrevenir au décret, ce dernier devra justifier devant le peuple (et possiblement des élections) ses décisions et en subir les conséquences.
En résumé, cette proposition me semble non seulement une porte de sortie au conflit mais une manière de synthétiser l’ensemble des positions évoquées de part et d’autre au cours du conflit pour bâtir un avenir plus fort et prometteur qui aura eu le mérite d’émerger d’un des plus grands engagements populaire que le Québec ait connu.

Il fut un temps où les médias sociaux se voulaient le havre de la vérité capable de colmater l’authenticité du développement de nouvelles relations qui devaient devenir les bases d’une manière contemporaine d’interagir, d’une manière d’interagir plus vraie.
Évidemment, l’utopie fut vite reprise par une équation de popularité instantanée multipliée par une potentialité de partage exponentiel qui transcendait lesdits réseaux construits à même un rapport d’authenticité des interactions : la viralité.
Ainsi nommé, le concept sous-tendait une connotation négative de contagion du réseau mais fort probablement de l’objectif ultime et initial de (dé)construction des relations basées sur l’authenticité des interactions. Dès lors, on pu témoigner de la circulation de contenu où l’objectif ultime devenait le questionnement à savoir si c’était « vrai » ou « faux ».
Or, il était majoritairement question de divertissement, de contenu dont l’impact sur la valeur réelle de la chose sociale demeurait somme toute relative et sans grande importance. La donne changea lorsque des entités elles-mêmes virales décidèrent, à la manière de Neo du film Matrix, d’insuffler par choix un renforcement positif à l’aspect viral du contenu partagé. La vérité émanait (à nouveau [pas vraiment]) des médias sociaux : manœuvres militaires douteuses en Irak, WikiLeaks, le printemps arabe. On pouvait espérer sauver le havre de vérité.

Cependant, depuis le début de l’année 2012, un nouveau phénomène fait son apparition : la viralité (ir)responsable. Logiquement, l’engraissement de la vérité par la viralité ne pouvait que mener vers la décrépitude du concept fondamental d’authenticité mais son application a dans les faits de quoi surprendre.
Dans une perspective planétaire, la vidéo « #Kony2012 » représente non seulement le plus grand succès viral de l’Histoire de l’Humanité (bien au-delà des Kino Pravda et des campagnes menées par Goebbels) mais l’officialisation de la présence d’un contrepoids potentiellement plus fort à l’assaut de la vérité au sein du système maintenant infecté : Agent Smith également du film Matrix. Ce qui semblait être, à première vue, un parfait amalgame de bonté et de justice – comme pouvait l’être la représentation articulée par les machines du film Matrix – se veut en vérité une propagande chrétienne teintée de détournements de fonds et des mêmes injustices sociales reprochées audit Kony qui se veut effectivement un dangereux criminel. “I didn’t say it would be easy, Neo. I just said it would be the truth.” expliquait Morpheus à Neo. La complexité de la réalité, derrière l’impression réconfortante de faire la différence pour le meilleur du bien, se voit donc incapable d’obtenir le même impact et ce même après le soulèvement de diverses controverses qui ne cessent de s’accumuler.

Plusieurs Agent Smith, un seul Neo, le combat est-il perdu?
Dans une perspective québécoise, la grève étudiante a su participer à sa manière à la (re)production de virus propagandistes. La vidéo « À tous les indécis », de l’étudiante en médecine Geneviève Bois, et tout récemment « Ce printemps, ensemble, bloquons la hausse », mettant en vedette un regroupement de personnalités issues du domaine artistique, furent partagées à profusion sur les médias sociaux malgré leur contenu respectif agrémenté de dangereuses approximations sophistes. Tandis que Geneviève Bois y allait entre autre du commentaire « l’argent, ailleurs, il existe », le simple fait que l’autre vidéo reprenne sans gêne la rhétorique du « printemps (arabe)» (de la même manière que la vidéo « 22 avril – appel à la mobilisation » – mettant également en scène des personnalités issues du monde artistique) démontre la facilité avec laquelle il est possible d’avoir recours à l’enveloppe pour faciliter la propagation du message, peu importe la véracité de son contenu et la cause supportée.

Ainsi, il semble juste de prendre acte que l’inévitable dérapage de l’authenticité revient à la force du réseau en rapport à la volonté singulière de vouloir agir de manière responsable dans la propagation de la vérité : jusqu’ici l’apanage critiqué des médias traditionnels et de leurs positionnements compétitifs pour des parts de marché. Aujourd’hui, nous devons composer avec notre propre positionnement compétitif individuel dans la reconnaissance par ses pairs d’avoir participé à quelque chose de plus grand que sa personne, d’extrêmement floue et de complexe par rapport au geste posé.
Donc, peu importe la cause, peu importe la forme, s’il devait rester un soupçon d’espoir face la (re)compositon virale des médias sociaux (et de manière plus large, notre époque), on ne pourrait (se) souhaiter que la séquence de l’affrontement final du troisième épisode de la trilogie Matrix où Neo, complètement consumé par un Agent Smith maintenant seul au monde, activait le (re)formatage fondamental du système qui ne pouvait faire autrement que de renaitre de ses cendres, en quelque chose de nouveau, d’inconnu, à bâtir, et d’encore vrai.
Pour l’instant.

Un (deuxième) roman pour 2011… (???)
Y mouillait des cordes. J’roulais à 140 sua 138 pis ma Cobra avait d’la misère à t’nir la route. Pas l’choix. Me disait que c’est pas toé jour que le sous ministre de la Justice va t’appeler mon Lajeunesse pour partir de Montréal vers l'Domaine Forget à St-Iréné. Ah ben tabarnak, on dirait que ça va se dégager. C’est fou pareil la nature. J’pensais qui avait juste à Montréal qui avait des meurtres sexuels dérangés. Mais au Domaine Forget ? Un centre de pratique et de développement de musique classique pour les 12 à 17 ans sur 60 acres de terrain. J’veux ben croire que l'fédéral pis l'provincial v’naient d’y dropper une couple de millions pour rendre la patente internationale; mais de là à m’appeler pour résoudre toute c’t'affaire là. M'étais pogné une couple de Teeny Cunt avec un Beaver Hunt pour me mettre dans l’bain. Criss chu beau quand j’me crosse devant un miroir. Pro Gym le gros. Mon gun. Ma badge. Ma bière, c’est mon souper.
Billet avec 1 note

J'ai (encore) le goût d'écrire.
À propos de qui, à propos de quoi, et pour combien de temps ?
Je l'ignore.
Mais j'écrirai toujours après le travail, toujours après la tombée de la nuit, et toujours lorsque ça fera mal.
Au plaisir (pas vraiment).