DW - Nine Lives from SektorFilm on Vimeo.
I am bringing down the mood, for me, and you, tonight.
Source : deathelectro.com
Neige paisible, douche froide.
Espoir de printemps, d'un amour d'été.
Voici la playlist:
Sleep Over - Casual Diamonds
Hard Mix - Memories
Summer Camp - I Want You
Rainbow Arabia - Without You
Delorean - Stay Close (RAC Mix)
Puro Instinct - Silky Eyes
Alphaville - Big In Japan
Cut Copy - Need You Now
Villa - Beats of Love

Puberté féminine: les jeunes filles en pleine puberté auront un désir et une attirance sexuelle plus importantes majoritairement vers les jeunes hommes de même âge. [@Wikipedia]
“Suivant une recomposition hybride des pensées marxistes et freudiennes, Wood expose le rapprochement certes intellectuel mais intrinsèquement naturel entre la révolution sociale et la révolution sexuelle présentée respectivement pas Karl Marx et SigmundFreud. Le but commun n’est-il pas franchement le renversement de l’autorité capitaliste dominante mais davantage de l’autorité capitaliste patriarcale en tant qu’idéologie et composante intégrale de ses institutions ?
Grâce à un développement psychanalytique (psychoanalysis), Wood définit sa notion de répression qui semblerait sous-tendre les motivations nécessaires à la révolution tant sociale que sexuelle. Ainsi, la répression dite Basic est une répression universelle et nécessaire qui différencie fondamentalement les animaux des êtres humains.
Or, la répression dite Surplus est particulière aux cultures et définit, pour l’exemple occidental, la majorité des gens comme des êtres hétérosexuels bourgeois évoluant dans un ensemble patriarcal capitaliste. C’est donc cette répression qui intéresse Wood et qui nous intéresse d’adapter à notre période contemporaine suivant l’objectif de compréhension des mécanismes de refoulement qui donnent forme au film d’horreur sur écran, au cinéma.
Car il ne s’agit pas ici d’oppression, Wood la définissant comme étant quelque chose de tangible, plus accessible, qui a un impact direct et immédiat sur le concret du réel, si telle chose peut toujours exister, dans notre configuration personnelle. Nous traitons plus précisément de répression inaccessible sans les soucis de l’analyse psychanalytique de l’esprit, du rêve, pour notre analyse, ici, cinématographique. Ces forces intérieures car (in)justement refoulées, Wood les classe sous quatre catégories : l’énergie sexuelle/intellectuelle, la bisexualité, la sexualité/créativité féminine et finalement la sexualité infantile propre aux enfants.” [@Sylvain Raymond - De la figure monstrueuse : de l’homme-spectacle à l’hyper-mâle ou une tentative de définition de mon histoire secrète.]

À l'instar du blogue Id<3lator qui dévoilait dix références à l'oeuvre de la Madone au sein du clip Born This Way de Lady Gaga, allons-y d'une réflexion plus large à la recherche des multiples références de la Gaga.
*** Licorne, triangle et couleur rose ***
Difficile de ne pas penser aux images promotionnelles la chanteuse electropop anglaise Little Boots…

…ou au logo de la TriStar Pictures dans les années 80…

…et de ne pas y avoir la même référence au style Synthpop et Eurodance des années 80.
*** Metropolis, anyone ??? ***
La figure robotisée, la composition en pointe, le clair obscur; effectivement Fritz Lang-ish. D'autant plus que la narration qui suit raconte l'histoire d'une naissance se tenant au sein d'un État bureaucrate extraterrestre d'où émerge un conflit fondamental. Thématiques abordées dans le film expresionniste de Lang.

*** Une deuxième renaissance ***
Non seulement au niveau de la représentation, mais également au niveau de la tonalité de la voix, Gaga fait penser à la source d'information animée des courts métrages The Second Renaissance sur la compilation Animatrix. Le concept d'une deuxième renaissance pourrait également s'appliquer à l'ensemble de l'oeuvre même s'il est davantage question de naissance d'une certaine manière (Born This Way).

Or, la nuance implique nécessairement une renaissance, dans la mesure où pour affirmer que son statut est bel et bien celui défini dès la naissance, il doit nécessairement y avoir un point (moment) de comparaison avec un autre a posteriori. Une compréhension de son statut présent par comparaison au passé, et dans le retour des choses, une (re)naissance, Born(ed) This Way.
Ces deux courts métrages reprennent justement une série d'iconographies historiques (pyramides, génocide nazi, million man march etc.) pour les représenter sous un sens (re)nouveau, suivant le même principe, appliquée à la communauté machine.
Cette renaissance à la Madonna, assumée et donc comprise, prend tout son sens.

*** Implants corporels ***
Dans la même veine à cette renaissance ironique, Gaga se modifie corporellement tout en se présentant presque nue. Un autre pied de nez à cette naissance du tel quel ou du Born This Way.
Tout comme Stelarc ou plus précisément Orlan, Gaga se représente comme étant un produit de son époque en s'implantant de fausses épaules, ainsi qu'au niveau de l'os malaire du visage. La subtilité du résultat se veut un constant adéquat de l'inquiétante étrangeté (in)digne des années 2011.

Lady Gaga, première artiste issue de la post(mod)er(n)ité [postérité] qui recompose de la postmodernité en quelque chose d'hyper-kitsch ???
De la (re)naissance, donc.
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